Juin 2026 Esclavage
Une personne est une esclave dès lors qu'elle est "en Droit" la possession d'une autre personne. Selon l'encyclopédie Wikipédia, l’esclavage est un système de domination et d’exploitation dans lequel des individus sont privés de leur liberté, les réduisant au statut de biens ou de propriété appartenant à d’autres. Lorsqu'il concerne des personnes humaines, l'esclavage est condamné par les conventions internationales, comme "crime contre l'humanité". Ce n'est que le 21 mai 2001, que la France a adopté la loi dite "loi Taubira" qui reconnaît la traite et l'esclavage transatlantique ainsi que dans l'océan Indien comme crimes contre l'humanité. Il existe "en Droit" des personnes "physiques" et des personnes dites "morales". Ces dernières existent afin de leur conférer une personnalité juridique propre, à la différence des esclaves humains qui en sont privés. Les personnes morales sont des fictions, qui en tant que telles, - dénuées de système nerveux d'expression de la moindre douleur -, ne peuvent "souffrir" de coercition ou de mauvais traitements. N'en sont elles pas pour autant des esclaves, car possédés par d'autres personnes physiques ou morales? Tout propriétaire d'une action sur le marché des capitaux n'est il pas une sorte de propriétaire d'esclave? L'esclavage des humains a existé sur la Terre sous différentes formes depuis des temps immémoriaux ; cela a toujours été justifié pour assurer des moyens de production à moindre coût. Cela ne signifiait pas que cela n'avait pas de prix : il existait des marchés aux esclaves et ils engendraient des coûts de possession. Les injonctions éthiques des religions monothéistes ont nécessité des justifications raciales consistant en premier à dénier la qualités d'humains aux populations d'esclaves, autorisant les propriétaires d'esclaves à les traiter sans plus d'égards que pour les animaux domestiques de leurs fermes. Les indiens d’Amérique du Sud ont ils une âme ? La controverse de Valladolid qui a eu lieu en Espagne du 15 août 1550 au 4 mai 1551, fut un débat politique et religieux concernant les relations entre les colonisateurs espagnols en Amérique et les indigènes amérindiens. Elle a opposé le dominicain Bartolomé de Las Cases au théologien Juan Ginés de Sepúlveda sur la notion Aristotélicienne "d'esclave naturel" qui peuvent être" soumis par la force". Si la controverse ne s'est pas résolue à une conclusion définitive, Charles Quint suspendra la colonisation et décidera qu'un débat formel doit avoir lieu sur la légitimité de la conquête institutionnelle. Dès lors l'Espagne se tourna vers des populations noires importées d’Afrique pour "remplacer les Indiens dont la santé ne résistait pas aux durs traitements qui leur étaient infligés" L'esclavage est inhérent aux nécessités énergétiques de production de travail. Ces nécessités ne se réduisent que par l'usage de sources d'énergie moins coûteuse. Il disparaît lorsque sa pratique n'est plus économiquement concurrentielle, sans faire disparaître pour autant toutes ses conséquences socialement néfastes, dont l'exploitation humaine, le racisme, l'apartheid, l'inégalitarisme structurel des sociétés libérales. L'exploitation de ressources d'énergie naturelle, du vent et de l'eau sont venus très tôt concurrencer l'esclavage. Les galères sont un exemple pertinent de coexistence de deux source d'énergie pour un même objectif lorsque le vent fait défaut. C'est pourquoi on les rencontre pendant plus d'un millénaire en méditerranée dont les régimes de vent sont incertains. La fin de l'esclavage en Amérique du Nord est largement issue du développement de l'exploitation d'énergie fossile au nord alors que la production des plantations du Sud dépendaient de l'énergie des esclaves. Après le dix-neuvième qui fut celui du charbon, le vingtième siècle fut celui des hydrocarbures, et ces sources d'énergie transformèrent profondément les conditions sociales de production du travail. Le contexte l'ayant rendu non concurrentiel, l'esclavage fut enfin reconnu comme condamnable. L'énergie bon marché s'est répandue partout d'un ordre plus efficace que l'énergie humaine, ce qui a permis à Jean-Claude Jancovici de dire que chacun d'entre nous a à son service "deux cents esclaves" (en equivalent d'énergie humaine). |
|